Le sanatorium morbide

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Au début du siècle dernier, le sanatorium Breihme, se trouvant dans les massifs des Corbières, permettait de soigner de nombreuses personnes atteintes de tuberculose, une des maladies contagieuses les plus meurtrières. Pour limiter sa propagation, il était absolument nécessaire de confiner et de soigner les malades.
Jusqu’en 1940, cet établissement a accueilli des milliers de tuberculeux et grâce à la compétence ainsi qu’à la bienveillance du personnel soignant, nombreux ont pu guérir.
Pendant la guerre, l’armée nazie a annexé ce sanatorium pour en faire, de manière déguisée, un lieu d’internement et de torture.
De nombreux résistants, ou supposaient l’être, ont été emprisonnés dans ce sanatorium devenu une prison inhumaine, et pour beaucoup, leur dernier lieu de vie, après avoir été sauvagement et mortellement violenté. Peu d’entre eux en sont ressortis vivants…
Aujourd’hui à l’abandon, le sanatorium Breihme garde les stigmates de son histoire douloureuse hantant ses murs et ses couloirs à en donner des frissons à tout intrus y pénétrant.

La famille, fabrique à souvenir

Christelle, sa femme (06/04/1971)
Rémi, son mari (15/03/1973 – 11/02/2007)

« MISSION AIDE SOCIALE A L ENFANCE
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES ACTIONS SOCIALES
Troyes, 11 juillet 2007
Madame Dauphinot,
Avec beaucoup d’émotions, je viens d’apprendre le deuil qui vous a frappée. Vous formiez un couple sympathique et j’ai beaucoup apprécié les échanges que nous avons eus, ici, à mon bureau, ou chez vous, dans votre charmante maison de Nogent. Votre histoire, votre parcours pour devenir parents m’a touchée. Vous aviez été éprouvés par la Colombie et son refus de vous confier un enfant mais vous aviez su rebondir et avancer. Aucun mot, aucune parole, ne sauront adoucir votre chagrin, mais je tenais à vous témoigner toute ma sympathie. Si vous le souhaitez, je reste à votre disposition. Recevez mes salutations.
Joëlle S. »

Concours Régional Auteur FPF UR09

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Ce samedi 22/02/2020, Poussière d’image a accueilli le concours régional Auteur de la Fédération Photographique de France et de son Union Régional Midi-Pyrénées, présidée par Myriam Rivals. Sous le contrôle de Jean-Louis Alliot, commissaire du concours, le jury, composé des photographes Pierre Diaz, Leona Snow et Vanessa Madec, a analysé et noté 15 séries. Capy Hérédia avec sa série « Sourire au crépuscule » termine à la première place, suivie par Philippe Boujassy avec « Les passants », et Jean-Louis Rieu, adhérent P.i., avec « Les gilets jaunes à Toulouse ».
Un grand merci à tous les participants, au public présent, au jury, aux organisateurs de l’UR09 et aux bénévoles de Poussière d’image.

La famille, fabrique à souvenir

Rémy, son fils (22/08/1970)
Danielle, sa mère (07/09/1948 – 02/08/2001)

« Le temps s’arrête. Je suis avec toi ; le temps semble suspendu. Nous n’avons pas pu partager cet instant quand tu étais encore avec moi.
Ta mère m’a élevé mais tu étais toujours présente en moi, sans rancœur, juste de l’amour d’un fils.
Si la vie l’avait permis, c’est ainsi profitant de l’air printanier devant un café que j’aurais pu te parler de ma vie ou tout simplement d’anecdotes banales. Ces petites choses qui font que cet instant est si unique, si précieux.
Tu es partie trop tôt, trop vite mais la plénitude de ce « Tête à tête » ranime en moi la complicité qu’on a pu partager.
J’aurais aimé du temps, juste un petit peu plus de temps pour pouvoir enfin prendre ce café avec toi. » (Rémy)