La famille, fabrique à souvenir

Nathalie, sa petite-fille (18/05/1989)
Suzanne, sa grand-mère (11/08/1924 – 19/03/2010)

« Mamie, je n’ai qu’un seul regret, c’est celui de ne pas avoir pu profiter de beaucoup plus de moments avec toi. Aujourd’hui quand on parle de toi, nous sommes tous d’accord pour saluer et admirer ton courage. Toi petite fille née à La Rochelle, tu t’es battue pour faire face à tous les aléas de la vie qui n’a pas toujours été tendre avec toi.
Je me souviens que tu étais autonome et indépendante, sur ton vélo ou en train.
Le vélo car tu aimais aller à la danse ou voir tes amies ou encore filer à Fouras t’asseoir face à l’océan.
Et le train car tu aimais venir nous voir et découvrir les villes où nous étions. Nous venions te chercher de gare en gare et partagions des moments avec toi. Même si la maladie prenait de plus en plus de place, nous faisions du vélo ensemble, et tu étais bien plus endurante que nous. Quand on te le faisait remarquer tu nous disais toujours que le jour où tu ne ferais plus de vélo c’est que cela serait la fin pour toi. Et malheureusement ce que tu disais s’est révélé être criant de vérité ce matin du 19 mars 2010 ». (Nathalie)

Suicidée par l’Etat

Cliquer sur la photo pour voir le diaporama

« L’Etat, celui censé m’aider, m’épauler et me relever en cas de difficultés et qui au final est celui qui m’appuie sur la tête quand elle est déjà sous l’eau… Toujours de belles paroles, de belles promesses, de beaux mensonges, des miettes jetées à la foule avide de s’en repaître pensant ainsi être aidée alors qu’en fait on devient dépendant. « Nous allons vous aider », simple à l’oral mais à l’écrit il faudrait rajouter : « si vous avez déjà besoin de nous, que votre couleur favorite est le bleu canard, que vous aimez le gruyère dans vos pâtes », car je ne sais pas comment ils se débrouillent mais moi, je ne rentre jamais dans leur case, il faut dire que le bleu canard, je suis moyennement fan. Dans un pays où être indépendant de TPE est synonyme d’oubli, où celui qui entreprend est loué mais où celui qui échoue malgré sa tentative est rejeté, où celui qui est saigné à blanc par les taxes n’est pas aidé quand il en a besoin, j’ai un peu l’impression de me faire retirer le pain de la bouche pour le servir tartiné de foie gras à nos édiles. Car oui, je participe à la vie de l’Etat en payant chaque jour taxes, cotisations, en faisant des achats, en encourageant l’économie, en respectant les règles …. mais bien souvent quand je m’adresse à lui, je suis seule et il n’a que dédain pour moi et ma situation. Alors si l’état ne m’a pas tuée, il ne m’a pas empêché de le faire… » (Lielith Julie)

Le sanatorium morbide

Cliquer sur la photo pour voir le diaporama

Au début du siècle dernier, le sanatorium Breihme, se trouvant dans les massifs des Corbières, permettait de soigner de nombreuses personnes atteintes de tuberculose, une des maladies contagieuses les plus meurtrières. Pour limiter sa propagation, il était absolument nécessaire de confiner et de soigner les malades.
Jusqu’en 1940, cet établissement a accueilli des milliers de tuberculeux et grâce à la compétence ainsi qu’à la bienveillance du personnel soignant, nombreux ont pu guérir.
Pendant la guerre, l’armée nazie a annexé ce sanatorium pour en faire, de manière déguisée, un lieu d’internement et de torture.
De nombreux résistants, ou supposaient l’être, ont été emprisonnés dans ce sanatorium devenu une prison inhumaine, et pour beaucoup, leur dernier lieu de vie, après avoir été sauvagement et mortellement violenté. Peu d’entre eux en sont ressortis vivants…
Aujourd’hui à l’abandon, le sanatorium Breihme garde les stigmates de son histoire douloureuse hantant ses murs et ses couloirs à en donner des frissons à tout intrus y pénétrant.

La famille, fabrique à souvenir

Christelle, sa femme (06/04/1971)
Rémi, son mari (15/03/1973 – 11/02/2007)

« MISSION AIDE SOCIALE A L ENFANCE
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES ACTIONS SOCIALES
Troyes, 11 juillet 2007
Madame Dauphinot,
Avec beaucoup d’émotions, je viens d’apprendre le deuil qui vous a frappée. Vous formiez un couple sympathique et j’ai beaucoup apprécié les échanges que nous avons eus, ici, à mon bureau, ou chez vous, dans votre charmante maison de Nogent. Votre histoire, votre parcours pour devenir parents m’a touchée. Vous aviez été éprouvés par la Colombie et son refus de vous confier un enfant mais vous aviez su rebondir et avancer. Aucun mot, aucune parole, ne sauront adoucir votre chagrin, mais je tenais à vous témoigner toute ma sympathie. Si vous le souhaitez, je reste à votre disposition. Recevez mes salutations.
Joëlle S. »

Concours Régional Auteur FPF UR09

Cliquer sur la photo pour voir le diaporama

Ce samedi 22/02/2020, Poussière d’image a accueilli le concours régional Auteur de la Fédération Photographique de France et de son Union Régional Midi-Pyrénées, présidée par Myriam Rivals. Sous le contrôle de Jean-Louis Alliot, commissaire du concours, le jury, composé des photographes Pierre Diaz, Leona Snow et Vanessa Madec, a analysé et noté 15 séries. Capy Hérédia avec sa série « Sourire au crépuscule » termine à la première place, suivie par Philippe Boujassy avec « Les passants », et Jean-Louis Rieu, adhérent P.i., avec « Les gilets jaunes à Toulouse ».
Un grand merci à tous les participants, au public présent, au jury, aux organisateurs de l’UR09 et aux bénévoles de Poussière d’image.

La famille, fabrique à souvenir

Rémy, son fils (22/08/1970)
Danielle, sa mère (07/09/1948 – 02/08/2001)

« Le temps s’arrête. Je suis avec toi ; le temps semble suspendu. Nous n’avons pas pu partager cet instant quand tu étais encore avec moi.
Ta mère m’a élevé mais tu étais toujours présente en moi, sans rancœur, juste de l’amour d’un fils.
Si la vie l’avait permis, c’est ainsi profitant de l’air printanier devant un café que j’aurais pu te parler de ma vie ou tout simplement d’anecdotes banales. Ces petites choses qui font que cet instant est si unique, si précieux.
Tu es partie trop tôt, trop vite mais la plénitude de ce « Tête à tête » ranime en moi la complicité qu’on a pu partager.
J’aurais aimé du temps, juste un petit peu plus de temps pour pouvoir enfin prendre ce café avec toi. » (Rémy)