Les amis sont comme des lampadaires bienveillants qui s’allument pour éclairer nos solitudes et/ou nous assistent pour soulager nos peurs.

Publicités

Interview avec Vanessa Madec, photographe

Interview avec Vanessa Madec, née en 1990, photographe spécialisée dans le reportage de mariage.

Vanessa, quel est ton parcours photographique ?
J’ai commencé la photographie avec un compact en autodidacte l’année de mes 18 ans. Photoshop était installé sur l’un de mes ordinateurs. Je passais beaucoup de mon temps sur ce logiciel à bidouiller mes photos. À l’époque, chez moi, nous n’avions pas internet et je ne connaissais personne qui faisait de la photo. J’ai donc appris seule à me servir de Photoshop et d’un appareil photo en faisant des tests à chaque fois que j’en avais l’occasion. Lorsque je suis arrivée à Toulouse, je me suis inscrite à l’association Poussière d’image. C’est vraiment à partir de ce moment-là que la photo a pris une place sérieuse dans ma vie. Pour la première fois, j’ai pu photographier avec un reflex, ce qui m’a ouvert à d’autres rendus que j’essayais d’émuler auparavant avec Photoshop. Je me suis beaucoup investie dans cette association qui m’a tant donné. A mon tour j’ai souhaité partager et c’est ainsi que j’ai donné mes premiers cours sur Photoshop et Lightroom. Après avoir obtenu plusieurs diplômes dans divers secteur sans trouver ma voie, tu m’a conseillé de m’essayer en tant que photographe professionnelle. Trois ans après m’être lancée sans vraiment y croire me voilà photographe.

Quelle est ton approche photographique en règle générale ?
Ce que j’aime dans la photographie, c’est la beauté qui peut se dégager de certains clichés. Que cela soit par le biais d’une émotion ou un plaisir purement visuel, il faut que la photo soit belle, au sens large du terme, pour que celle-ci me plaise. La photographie est pour moi avant tout un art et doit en ce sens capter le regard et lui transmettre de l’émotion.

Pour toi, qu’est-ce qu’une photographie artistique ?
Une photographie artistique, c’est comme une mise à nu de son auteur. Il photographie ce qui le touche, il fait passer un message sur ce qu’il a vécu et ce qui influence sa vision. Finalement, c’est, sans que l’on s’en rende compte, très personnel, très intime. On retrouve des fragments de sa vie et de sa personnalité dans chacune de ses productions.

Spécialisée dans la photographie de mariage depuis 3 ans, tu arrives à boucler tes saisons. Quel est le secret de ta réussite ?
Honnêtement, je n’ai pas de secret. Ma volonté est seulement de m’améliorer de jour en jour. Je travaille pour que le prochain reportage de mariage ou la prochaine séance que je réalise ait encore plus d’impact que mon reportage précédent. D’ailleurs je n’arrive pas à qualifier ce que pourrait être ma réussite. J’ai cette volonté de viser plus haut et plus loin. Je révise sans arrêts mes objectifs à la hausse, sans me satisfaire de ce que j’ai acquis jusqu’ici. En ce sens, ma réussite ne sera jamais atteinte, c’est ce qui me permet d’évoluer sans me reposer sur mes acquis.

Etant en ton compte, tu t’exiges à faire des journées de 8h à 18h voire plus, du lundi au vendredi en dehors de tes jours et heures de reportages. Outre le post-traitement de tes photos, sur quoi bosses-tu autant ?
En tant qu’entrepreneur, il y a énormément de chose à gérer. Je gère seule mon activité ce qui implique que je suis pluridisciplinaire. Mes tâches hebdomadaires se répartissent entre la communication avec mes clients et mes partenaires, la comptabilité, la mise à jour de mon portfolio, la proposition de reportage de mariage et de famille à des plateformes tierces, la création un nouveau book, faire de la veille pour être à l’affut des nouvelles tendances, de la formation pour mieux servir mes clients… Vraiment beaucoup de choses ! Mes journée sont bien courtes et dépassent bien souvent les horaires que je me suis fixés !

Depuis une bonne année, tu vis en Allemagne et tu tournes dans toute la France et dans certains pays européens pour les mariages. Comment gères-tu ta communication « franco-européenne » ?
Afin de facilité l’accès à ma clientèle anglophone, j’ai commencé par traduire entièrement mon site Web en anglais. Dans les prochains mois, je vais également intégrer une partie française pour les visiteurs francophones prenant plaisir à naviguer sur un site dans leur langue maternelle. La communication notamment sur le mariage n’est pas forcément facile car chaque pays a son style de mariage. Les mariages allemands, par exemple, ont tendance à être plus petits et se déroulent dans des restaurants contrairement aux mariages français qui comptent généralement une centaine d’invités avec une réception dans un château ou un domaine spécialisé pour le mariage. La façon d’appréhender le mariage est donc différente et le résultat également. Pour le moment ne parlant pas encore allemand je me focalise sur la communauté française et anglaise en Allemagne. Les allemands parlent assez aisément anglais ce qui m’a permis d’avoir un mariage à Hanover cette année et deux à Hamburg.

Est-ce facile pour une personne ne maîtrisant pas la langue allemande de faire sa place dans le milieu de la photographie de mariage de ce pays ?
Comme je le développais dans ma réponse précédente les allemands parlent très bien anglais, ce qui me permet d’être quand même contactée. Le temps est ici un allié de taille, puisqu’il faut se faire connaître et que le référencement internet, par exemple, prend beaucoup de temps.

Y a-t-il une différence entre la photographie française et la photographie allemande notamment dans le domaine de la photographie de mariage ?
Je ne dirais pas qu’il y a une réelle grosse différence. L’approche semble être la même : un réel intérêt pour des photos non posées qui retranscrivent bien les émotions. Les mariages ont tendance à être un peu plus petit qu’en France et moins traditionnel avec un passage à l’église pas aussi courant qu’en France ce qui entraîne un refus de beaucoup de prêtres à la photographie du mariage dans l’église. Cela m’est justement arrivé cette année, j’ai dû passer la cérémonie assise sans faire de photos, je n’ai pu me lever uniquement pour l’échange des consentements. Ceci s’explique par le manque d’habitude des prêtes aux photographes dans les églises. Ils pensent qu’un photographe va gêner le bon déroulement de la cérémonie.

Pour toi, qu’est-ce qu’une bonne photographie de mariage ?
Pour moi une bonne photographie de mariage c’est une photographie émotionnelle. Une photographie où l’on peut ressentir l’amour qu’il peut y avoir entre deux personnes, les liens qui unissent une famille, l’attachement profond que des amis peuvent avoir. C’est de l’émotion mis en valeur par un le style artistique du photographe. Une bonne photographie de mariage doit, même seule, raconter une histoire et avoir un impact.

Quelle est ta démarche photographique dans le domaine des reportages de mariage ?
Ma démarche est de photographier ce lien qui existe entre les différents acteurs du mariage, que les émotions soient palpables, que l’on puisse ressentir ce que les mariés et invités ont ressenti, ce que j’ai ressenti. Ma volonté est de livrer un reportage mélangeant émotions et ma vision artistique de ce qui s’est passé.

Au niveau de tes clichés, on ressent ta pâte. Comment définirais-tu ton écriture photographique ?

Merci, c’est très gentil ! Mon écriture photographique est guidée par ce que je ressens. Les émotions des personnes qui m’entourent sont une source infinie d’inspiration, tout comme la nature qui joue un rôle primordial dans mon cadre. Pour définir un peu plus en détail mon style, je dirai que celui-ci s’approche d’un style « drama » avec des teintes chaudes et des couleurs sourdes mais vibrantes. Le but de mon traitement photo est de mettre en avant les émotions tout en gardant un côté artistique. Mes photos parlent mieux que mes mots pour décrire mon style. Je conseille donc d’aller voir mon site pour découvrir mon style.

Outre les mariages, que photographies-tu comme évènements ou autre ?
Je suis passionnée par les émotions et par l’humain. Je photographie tout ce qui se rapporte à lui en passant par des séances « famille », des portraits d’artistes, d’artisans, des lookbook pour des marques… Même lorsque je photographie des objets dans le cadre d’un reportage ou pour mon travail personnel j’aime qu’une émotion se dégage de ces photos même si aucun être vivant n’y figure. Ce qui est important pour moi c’est la vie, la personnalité et l’unicité de chacun.

Le ressenti de tes clients/mariés sur ton travail photographique est-il important pour toi ?
Tout à fait ! C’est même le plus important pour moi. Je travaille pour eux, je suis à leur service. Ce qui m’importe c’est qu’ils soient satisfaits de leur reportage de mariage, qu’ils aient plaisir à le partager avec leur famille aujourd’hui et leurs petits-enfants dans 40 ans ! Je crée un peu leur héritage photographique familial et je suis vraiment reconnaissante qu’ils me confient cette tâche !

A côté de tout cela, réalises-tu, à titre personnel, du travail d’auteur ?
Pour le moment j’ai beaucoup d’idées qui restent dans ma tête par manque de temps mais j’y travaille petit à petit pour réussir à mener à bien ces projets.

En dehors de moi-même qui suis ton photographe préféré, as-tu des photographes « références » qui t’inspirent ?
(Rires) Tu fais surtout partie des 6 personnes qui ont changé ma vie ! Mais oui j’aime bien tes photos (rires). J’ai vraiment énormément de références ! Que je regarde peu finalement par manque de temps. Voici mes 4 chouchous pour le mariage : Baptiste Hauville, Béatrice de Guigne, Eric-René Penoy, Dylan & Joanna. Et une autre liste pour le reste : Tim Walker, Annie Leibovitz et Peter Lindbergh.

Quel est ton rêve photographique ?
C’est la question la plus compliquée. Honnêtement je ne sais pas, il y en a tellement que je désire que je n’arrive pas à répondre à cette question. Réaliser un reportage de mariage avec une aurore boréale au moment de la première danse me parait pas mal comme scène, tout comme un élopement dans la nature Australienne ou encore réaliser à la chambre photographique le portrait de Clint Eastwood ou toute autre personne charismatique.

Tes sites Web ?
Voici mon site : vanessamadec.com
Et voici mon site dédié au mariage : vanessamadec-weddingphotography.com

Comme si chacun de nous était sur son cintre bien ordonné et hiérarchisé

Cliquer sur la photo pour voir le diaporama

On nous range dans des cases sociales, comme si chacun de nous était sur son cintre bien ordonné et hiérarchisé… Difficile de le quitter, difficile d’en sortir, on essaye, on essaye mais on nous replace toujours dans la même case, sur le même cintre. Et pourtant le rêve serait une société sans case, un mélange du tous ensembles et du tous égaux… une unité et égalité sociale.

Une cicatrice, son histoire, notre histoire

Kevin C., née en 1983, nous raconte l’histoire de sa cicatrice.

« Lorsque je mettais mes pieds parallèles, mes genoux se touchaient de manière significative. Aujourd’hui, j’ai 4 cicatrices suite à des opérations pour réaligner mes jambes », annonce Kévin Casimir, jeune plaquiste vivant à Castelnau-Montratier dans le Lot. Dès sa naissance en 1983, Kevin a été obligé de porter une sorte de corset au niveau des jambes afin de les redresser. Plus tard, et même si Kevin pouvait marcher et courir sans aucun souci, les médecins ont conseillé à ses parents de le faire opérer des deux jambes pour lui éviter d’avoir des problèmes au niveau des genoux. Ces derniers risquaient rapidement une usure problématique. Vers ses 11 ans, les chirurgiens lui ont coupé fémurs et tibias et tout réaligné avec des broches, retirées l’année suivante. « Au début, ils espéraient couper que le fémur et le tourner pour aligner le genou. Mais ils tournaient le bas du fémur vers l’extérieur et donc le pied suivait. Pour que le pied puisse se remettre en place, ils ont été obligés de couper le tibia pour faire aussi tourner le bas du tibia », se souvient Kevin. Ces opérations ont laissé de grosses cicatrices sur ses jambes qui l’ont complexé un certain temps comme il le fait remarquer : « Il faut dire que mes balafres étaient assez marquées. Je n’étais pas bien dans mon corps car j’avais l’impression que les gens me regardaient. D’ailleurs, lorsque je devais mettre autre chose qu’un jean, je choisissais un pantacourt pour cacher au maximum. Puis, j’ai fini par comprendre que les gens s’en foutaient ». Aujourd’hui, Kevin n’y pense plus. Son problème actuel, c’est sa tête de péroné droite qui se déboite régulièrement depuis les opérations il y a 20 ans. « Quand elle se déboite, je tourne ma jambe dans tous les sens. Au début c’était juste retendre la jambe et cela se remettait en place. Maintenant, il faut que je la manipule d’une certaine façon pour la remette correctement », témoigne Kevin, qui pratique le karaté. Autant dire, qu’avec ce sport, cela lâche souvent. On pourrait croire qu’il a l’habitude mais la douleur est parfois si présente qu’il n’arrive plus à distinguer si c’est bien remis en place ou pas, sans compter les risques d’arthrose que cela peut entrainer. Kevin a vu plusieurs médecins afin de trouver une solution : « Il est assez difficile de convaincre les médecins car le fait que la tête de péroné se déboite régulièrement est très rare. Alors, pour leur prouver, je me la déboiter volontairement. Devant ce constat, il ne pouvait que me croire mais beaucoup ne trouvaient pas de solution et me renvoyer à certains de leurs confrères ». Kevin a fini par consulter un chirurgien orthopédique compétent en la matière : « Il m’a proposé de visser le péroné au tibia. Avec ce vis dans le genou, la tête de péroné ne devrait plus se déboiter ». La nouvelle opération a eu lieu, une cicatrice supplémentaire, espérons la dernière.

DESTOP est la solution !

Vous voulez vous débarrasser de vos faux amis ? D’un époux encombrant ? D’une épouse collante ? D’une belle-mère envahissante ? D’un enfant insupportable ? De qui vous voulez !
DESTOP est la solution ! Un bon plat cuisiné au DESTOP et le tour est joué (N’hésitez pas les fortes doses).
(En vente à petit prix dans toutes les grandes surfaces)

La dinde aux marrons de Noël

« …En décembre c’est l’apothéose,
La grande bouffe et les p’tits cadeaux,
Ils sont toujours aussi moroses,
Mais y’a d’la joie dans les ghettos,
La Terre peut s’arrêter d’tourner,
Ils rat’ront pas leur réveillon;
Moi j’voudrais tous les voir crever,
Étouffés de dinde aux marrons. »
(Extrait d’Hexagone de Renaud)