You don’t have to wear that dress tonight

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« You don’t have to wear That Dress Tonight » sont les paroles de la chanson « Roxane » du groupe musical « Police », et plus précisément sa reprise dans le film « Moulin Rouge » qui nous donne à voir et à entendre une très belle interprétation de celle-ci.
Cette série ne traite pas à proprement parlé de prostitution comme on peut le voir dans la thématique de la chanson, mais plutôt d’une forme de « prostitution » que nous impose parfois notre rapport aux autres, et ce dans différentes situations.
Nous devons parfois miser sur les apparences, donner une image propre de nous-même et ce en négligeant nos problèmes, notre état d’esprit du moment afin de renvoyer à autrui ce qu’on pourrait qualifier de « modèle d’épanouissement admis ». Nous parlons bien de convenances.
Il arrive parfois que cette obligation que nous nous imposons à nous-même car induite par notre environnement nous avons envie de l’envoyer balader et de dire « Je suis telle que je suis, dans ma vérité, avec mes casseroles et mes bobos, c’est ainsi que je suis façonnée, c’est ainsi que je me suis construite » au lieu du schémas de base voulant une description bien plus positive.
C’est pour cela qu’elle n’a pas à « mettre cette robe ce soir », qu’elle n’a pas à sourire alors que quelque chose lui occupe la tête, qu’elle n’a pas à se maquiller et à mettre sa plus jolie robe pour correspondre à ce que les gens attendent d’elle, qu’elle n’a pas à devoir répondre aux critères de convenances qui lui disent qu’elle dois être impeccable et digne, en sommes : qu’elle sois obligée de masquer l’intérieur pour sauvegarder l’extérieur. Il ne devrait pas y avoir de pudeur concernant nos maux.
Elle n’a pas à se « prostituer », à vendre son âme et à malmener son corps en modifiant ce qu’elle est vraiment pour espérer un quelconque retour des choses, que se soit financier ou d’une toute autre nature. D’autant plus si cela est fait dans la douleur et le déni de certaines difficultés. Et pour une fois, pour « ce soir » elle a décidé de laisser parler le corps et de lui permettra de prendre forme sous l’impulsion du psyché. Et pour ce faire elle a besoin d’enlever cette robe qui est souillée par tout ce qu’elle n’est pas, par des efforts qu’elle ne devrait pas faire car effectués dans le dépassement, par tout ce que qu’elle s »impose et ce que lui m’imposent les autres.
Cette robe qui l’étouffe littéralement et dont il est des fois très difficile de s’en défaire, très souvent au prix d’effort importants car sans elle, elle se retrouve à nue, à vif, mais dans le fond dans sa vérité, dans un juste état des choses. Et le regard des autres peut-être très agressif, car quand ils sont confrontés à certaines difficultés et à la maladie le rejet est de mise et l’opinion de la personne s’en trouve changée: Elle n’est plus cette personne: Elle est cette maladie. Elle est diminuée. Elle est défaillante.
Et par cette appréhension, par ce regard d’autrui assassin, elle est obligée d’enter dans le déni et de continuer à mener la danse alors qu’elle ne tiens plus sur ses jambes. En bref: elle ne s »arrange pas la vie et s »inflige des souffrances supplémentaire.
La main cachant le sexe à certes l’utilité de nous éviter des censures, mais aussi car le cœur de son problème se trouve ici, dans cette intimité mise à mal , comme la plaie que l’on tient dans sa main afin de lui apporter un peu de chaleur, de reconnaissance, ce qui permettra de faire taire la douleur, un petit peu du moins.
Et malgré cette robe enlevée, ce corps ensanglanté, elle se retrouve dans sa vérité mais aussi dans sa féminité, car on ne devrait pas avoir à choisir entre ces deux options: être femme ou être malade. Nous sommes femmes et nullement diminuées dans notre féminité à cause de la maladie. Et nous ne devons jamais donné le droit à quiconque d’en décider autrement. Il en était questions avec cette robe de convenance et de dissimulation, pourquoi en serait-il autrement sans ? On doit aimer les gens pour ce qu’ils sont vraiment: dans le meilleur tout comme dans le pire. Ceci les aident à surmonter les difficultés. En ayant la possibilité de verbaliser ceci la guérison s’en trouve meilleure. Tout comme l’image que nous avons de nous-même.
Voila pour la description de ce projet, en espérant qu’il trouvera un échos auprès de plusieurs personnes ».
Projet et texte d’Elsabeth Von Der Brücke (2011).

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